nouvel album, concert & souscriptions

Hello! Double actu pour Lauren Stuart cette semaine avec un concert qui approche, le vendredi 29 avril au Toï Toï le Zinc (Villeurbanne). Le magic band déjà réuni à la Marquise il y a peu sera à nouveau présent (Renaud Ponsot à la batterie, Mathieu Larue à la basse, Yann Beyer à la guitare, Robin Josserand aux claviers/percus), et l’affiche est belle : Moonchild et Trumpets of Consciousness seront aussi de la fête. Franchement une belle soirée musicale, dans une belle salle, à partir de 6 euros seulement, c’est à ne pas rater ! Toutes les infos ici.

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D’autre part, je lance une souscription Kiss Kiss Bank Bank pour le nouvel album avec The Monkberry Moon Orchestra, en cours de mixage, annoncé pour cet automne. On a besoin de votre participation pour boucler ce beau LP et nous aider également à financer un projet de film autour du morceau « Fear of the void », qui sera réalisé par les excellents Guillaume Couturier et Jean-François Dickeli.
Toutes les explications sont ici. 

Pré-commandez dès maintenant l’album en digital, CD ou vinyle : des contreparties généreuses sont proposées et ça nous aidera beaucoup ! Attention : l’offre tient jusqu’au 11 juin, après il sera trop tard. Pour souscrire il suffit d’aller sur la page KKBB et se laisser guider.

Lauren Stuart meets The Monkberry Moon Orchestra

Kiss Kiss Love Love
Lauren Stuart

Où il est question de l’album Trumpets of Consciousness

Il est rare que j’écrive quelques mots ici pour parler d’autres artistes, peut-être par flemme ou par manque de temps, peut-être parce que d’autres le font mieux que moi… Toutefois, il m’est aujourd’hui impossible de ne pas parler du 1er album éponyme de Trumpets of Consciousness, le nouveau projet de Thibauld Labey, ex- A*Song, qui sort aujourd’hui lundi 1er février.

Il est vrai que je connais Thibauld personnellement depuis plusieurs années et j’ai toujours estimé sa musique. On pourra penser que mon point de vue est biaisé, et c’est peut-être le cas. J’ai eu la chance de jouer plusieurs fois avec lui (lors des premiers concerts de Lauren Stuart en 2008, il était à la batterie, et il a joué un peu d’harmonica sur le dernier album de deja vu). Je ne suis pas surpris aujourd’hui par la qualité de sa musique, car j’aimais déjà beaucoup A*Song, mais je ne m’attendais franchement pas à une telle claque lorsque j’ai mis pour la première fois le vinyle Trumpets of Consciouness sur ma platine, il y a une dizaine de jours.

Autant le dire tout de suite, cet album me semble être un modèle d’architecture pop, d’inventivité, d’érudition et de sincérité. Un son très simple, chaleureux, naturel. La puissance mélodique n’est jamais prise en défaut, même les parties les plus complexes sont frappées du sceau de l’évidence. La qualité de la production est au niveau (ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé). Au delà de ça, on ne peut que s’incliner devant la finesse de jeu des musiciens (en particulier les membres de Foes & Darling), toujours au service des chansons, avec un grand sens de la nuance, sans aucun faux pas, aucune faute de goût. Rien n’est à jeter sur ce disque, tout se tient de A à Z. Je me demande depuis combien de temps je n’avais pas écouté quelque chose de si abouti.

Voilà clairement l’oeuvre de quelqu’un qui joue pour lui, qui se livre et peut-être se délivre, après des années de frustration et peut-être de déceptions. Un album abouti, libre, affranchi, certainement mûrement réfléchi mais pourtant d’une fraîcheur qu’on ne peut pas prendre en défaut : « And after all let’s do the things that we think we should »… Un disque ou les textes entrent en totale résonance avec la musique.

Sur la pochette (magnifique tableau de David Sala), on voit Thibauld sur un cheval, sorte de Don Quichotte pop folk, en quête de la parfaite pop song. C’est ce que j’y vois moi en tous cas, car c’est exactement ce que m’évoque ce disque. Sur la Lennoniene « Let Down Let Flow » il chante « I dont believe in music anymore ». Paradoxalement, en se laissant aller ainsi, il nous redonne la foi, en même temps que lui même probablement.

Et que dire de « Never Again », le titre qui ouvre l’album, avec son clip 100% « What the fuck », un doigt d’honneur fort élégant au showbuisness (ou ce qu’il en reste) et ses préceptes de marketing une ode à la liberté et à l’oisiveté.

Que dire également de la richesse de ce disque, qui en 8 titres parfaits et visiblement choisis avec soin offre d’avantage de couleurs que 99% de ce que j’écoute (et parfois aime) en ce moment, ou chaque tribu musicale prend bien soin de délimiter clairement son territoire. Il y a ici des envolées presque jazz (Fruits in the Sun et son piano à la Mike Garson), de la pure pop (After All), des relents country ou folk (Singing heart), de nombreuses ombres tutélaires (Brian Wilson plane sur The Game) et une érudition évidente qui jamais n’écrase le propos ni la personnalité du disque. Encore un tour de force. Certains morceaux se dévoilent  au fil des écoutes. Tout cela vieillira probablement comme une bonne cuvée millésimée.

Alors qu’attends le monde pour découvrir ce pur joyau? Up to you!

Dispo en vinyle et digital sur Le Pop club Records.

En concert à La Marquise (Lyon) le 26 février.