Bye Bye 2016 – A Musical Retrospective

Voici donc, en vrac, la traditionnelle liste des albums qui auront rythmé mon année 2016… A écouter et partager sans modération – c’est le but du jeu. Je vous souhaite une belle fin d’année. LS

Kevin Morby – Singing Saw
Sa déclamation nasale et détachée fait inévitablement penser à Bob Dylan, certaines ambiances au Velvet Underground, mais il y a surtout là des morceaux intenses, creusant un sillon contemplatif et habité. Voilà pour commencer l’artiste qui m’a vraiment retourné cette année (et particulièrement en concert).

kevinmorby

Allah-las – Calico review
L’air de rien, la coolitude très west-coast de ces californiens fait mouche et s’impose, au fil des écoutes, comme une évidence qui les rend de plus en plus touchants et indispensables. Hors du temps.

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Metronomy – Summer 08
On n’a pas trop parlé de cet album cette année, à croire que Metronomy est entré dans le paysage. Pourtant, il recèle son lot de pépites accrocheuses et intelligentes, assorti de quelques influences bienvenues (Bowie période Scary Monsters). A noter un horrible duo avec Robyn qui malheureusement gâche l’ensemble.

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Parquet Courts – Human Performance
L’archetype d’une certaine élégance punk. En somme, c’est comme si Television avait rencontré les Strokes, avec un je-ne-sais-quoi de plus bordélique, mais toujours classe. Un groupe très New-Yorkais , un album foisonnant.

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The Divine Comedy – Foreverland
L’inclassable Neil Hannon creuse son sillon mélodique depuis le début des années 90 avec élégance et constance. Énorme respect. Et grand merci pour la drôlerie, l’intelligence, l’érudition. Un bon cru 2016.

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King Gizzard and the Lizard Wizard – Nonagon Infinity
Voici venir l’album qui ne s’arrête jamais : construit comme une boucle infinie, à fond non-stop, du début à la fin, sans interruption ni blanc. Vous pouvez appuyer sur le bouton « repeat all », même le dernier track s’enchaîne avec le premier ! D’une telle intensité qu’on frôle parois l’insupportable. Ça + le clip le plus WTF de l’année, c’est un tour de force.

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Pete Astor – Spilt Milk
Pas un gamin ce Pete Astor, lui qui officiait déjà au début des années 80 au sein de The Weather Prophets. Il a sorti cette année en toute confidentialité un album merveilleux, simple et gorgé de petites merveilles pop, en bon artisan. Long is the road hard is the way.

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Trumpets of Consciousness – Trumpets of Consciousness
J’en ai déjà parlé il y a quelques mois, je persiste et signe aujourd’hui: voilà un grand disque qui a largement sa place dans cette modeste sélection. J’ajouterais même qu’After All est probablement l’une des plus belle chanson de l’année. Il n’est pas trop tard pour découvrir, partager… Je plains sincèrement les gens qui passent à côté de cette merveille pop.

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Radiohead – A Moon Shaped Pool
Il serait malhonnête de ne pas citer Radiohead cette année, qui nous a offert un disque touchant, subtil et assez différent de ce qu’ils ont pu faire dans le passé. J’avoue que je n’y croyais pas trop, étant passé à travers du dernier en date, mais il faut bien admettre qu’ils sont allés me chercher par la peau des fesses.

radiohead

* (Ces blaireaux faisant la chasse à leurs chansons sur YOUTEUB – parce que ce sont des rebelles du système [sauf pour le prix des places de concert et des coffrets collectors] – j’ai décidé de poster ici un live tout pourri avec un gros son de merde)

The Avalanches – Wildflower
J’avais totalement adoré Since i left you des Australiens The Avalanches, en 2002, un album 100% original et 100% constitué de milliers de samples triturés, méconnaissables. Un véritable travail de fourmi exécuté avec imagination et brio. Ils reviennent cette année avec le réjouissant Wildflower (et non, je ne parlerai pas de Daft Punk).

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Michael Kiwanuka – love & hate
J’avais adoré Home Again, son précédent disque, quelque part entre Bill Withers et Otis Redding. Le cru 2016 est plus long en bouche, avec un morceau d’ouverture étonnant par son côté Floydien (et pas le Floyd que j’aime), mais il faut saluer la prise de risque et reconnaître les réussites indéniables de ce (toujours difficile) deuxième album.

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Woods – City Sun Eater in the river light
Un huitième album pour Woods (!!), peut-être pas le meilleur du lot, mais il recèle comme toujours quelques jolies pépites ensoleillées et nous offre, au delà du « classique » son psyché/folk du groupe, quelques incartades reggae, voire Africaines. Du soleil disais-je donc.

woods

…évidemment je serais le roi des hypocrites si ne je finissais pas cette liste en citant MES deux albums de l’année, ceux qui comptent indéniablement le plus pour moi :

Strange Milk – Strange Milk
Très heureux d’avoir participé à l’élaboration de ce disque, d’avoir joué sur les chansons de Lucien Armilles & Robin Josserand, d’avoir enregistré et mixé ce premier album dont ils peuvent être totalement fiers. En attendant le prochain…

strangemilk

Lauren Stuart meets The Monkberry Moon Orchestra
Quand même. 🙂
ls

Lauren Stuart new song on line, free download !

C’est avec grand plaisir que je partage aujourd’hui What flows through your veins, nouvelle chanson inédite de Lauren stuart, écrite pour le film court JAKOB.

JAKOB est un court-métrage de science fiction qui a été présenté à Cannes cette année et devrait prochainement être programmé dans de nombreux festivals, ici ou là. J’ai rencontré le réalisateur Eymeric Jorat en 2012, à l’occasion du projet Leptis Magna, élaboré autour du troisième album de mon ancien groupe deja vu. A la fin de l’année dernière, il m’a parlé de son nouveau film de science-fiction, me proposant d’écrire la chanson du générique final, ce que j’ai accepté avec enthousiasme après lecture du scénario.

Sans tout dévoiler, il y est question de robotique, d’évolution et plus généralement de ce qui fait de nous des êtres humains, avec cette question latente : en quoi créer une intelligence artificielle pourrait bouleverser nos responsabilités et notre vision du monde? C’est autour de ces thèmes que j’ai essayé d’écrire ma petite chanson, en imaginant un climat à la fois froid, clinique, mais aussi fragile et… définitivement humain.

Pour cela, j’ai été aidé par Christian Quermalet (The Married Monk) à la production et Lionnel Vasseur pour la touche finale du processus, le mastering. Merci à tous les deux.

La chanson est en écoute et en téléchargement GRATUIT !

Faites vous plaisir et surtout partagez-la si vous l’aimez, rien ne me ferait d’avantage plaisir.

Pour suivre la belle aventure du film JAKOB et être au courant de sa diffusion dans les salles et festivals, n’hésitez pas à suivre la page du film en cliquant ici.

Autre bonne nouvelle pour les lyonnais : je serai en concert gratuit le mercredi 24 juin dans le cadre des Mercredis à Villemanzy, organisés en plein air dans le parc du même nom par l’équipe du Kraspek Myzik, en mode apéro sonore (18h/21h). Toutes les infos sur la page de l’évènement facebook (et on en reparle bientôt!)

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